Chaque type d’analyse vise un objectif sensiblement différent.
C’est l’analyse primordiale, voir essentielle ! Elle propose une vue globale, à moyen et long terme, des stocks d’éléments nutritifs, de la structure et de la texture d’un sol. Elle peut également en mesurer l’état et l’activité biologique : fractionnement et caractérisation de la M.O, mesure de la biomasse (analyse VITAMIK). Au-delà de la définition de la fumure, elle permet également (associée à l’historique, voire à un profil cultural) d’adapter au mieux les pratiques à la parcelle (labour, binage, décompactage, engazonnement…).
Elle témoigne de l’état des réserves de la plante et donc de sa
capacité à (re)démarrer de manière optimale au printemps (la vigne vit essentiellement sur ses réserves jusqu’à la floraison !). A pratiquer sur les parcelles susceptibles d’avoir « souffert » (charge importante, sécheresse…). Les prélèvements se font en hiver. Le prélèvement se fait en période de repos hivernal, il se réalise sur une parcelle homogène non taillée, on prélève 30 portions de sarments sur 30 souches différentes. Uniquement les 6 premiers entre nœuds de la base. Il faut choisir des rameaux fructifères et aoûtés. Le prélèvement de sarments doit, à priori, être représentatif de la parcelle (longueur, diamètre).
Elles viennent compléter l’interprétation de la qualité de la
nutrition en saison. Pratiquées de manière précoce, elles peuvent permettre d’intervenir avant l’extériorisation des symptômes de carence.
Seules, elles ne permettent pas de gérer la fumure !